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L'actualité  |
I) Cet ouvrage, rédigé par l’équipe de la commission "Pierre-Durabilité" du CEFRACOR est le fruit d’un travail collectif de spécialistes de la pierre et du patrimoine.
Il présente l’état des connaissances sur la pierre, ses provenances, son extraction, ses propriétés.
Il livre une vision actuelle sur la construction en pierre, ses techniques, ses règles et fait également le point sur tous les types d’altérations qui affectent les matériaux naturels et sur les procédés de restauration et de conservation qui lui sont dédiés.
II) Les 12èmes Rencontres Techniques de la Pierre se sont tenues le 4 novembre après-midi à l’Unicem à Paris sur le thème du livre « Pierre et Patrimoine. Connaissance et conservation».
Après un accueil chaleureux de Sylvain Laval, Président du SNROC et une introduction passionnée et passionnante d’Alain Charles Perrot, Architecte en Chef des Monuments Historiques et auteur de la préface de l’ouvrage, Gilles Martinet, Président de la commission Pierre Durabilité du CEFRACOR, a animé une après-midi très vivante devant un amphithéâtre comble.
Se sont succédés au pupitre, Pierre Gaudon, Philippe Bromblet et Lise Leroux. Voici le résumé de leurs interventions :
De la roche à la pierre, origine et formation des pierres de construction, par Pierre Gaudon, Enseignant chercheur à l’Ecole des mines d’Alès
La pierre de taille est issue de la roche, du massif montagneux, dont l’histoire explique la diversité et les propriétés. Les divers types de roches et leurs principaux composants sont présentés à travers une histoire idéale de la formation de la terre. Selon son type de formation une roche va comporter tels ou tels minéraux et posséder telle ou telle structure, telle ou telle couleur qui en feront ou non, un jour, un matériau de construction. Depuis le dépôt en mer ou la formation dans les profondeurs de la terre jusqu’à la formation des montagnes, de la colline à la carrière, il y a encore bien des phénomènes géologiques qui vont modifier la roche originelle. Le gisement une fois repéré par le géologue, une carrière peut s’ouvrir. Mais du front de taille à la pierre en œuvre la pierre subit encore des modifications qui vont jouer sur ses propriétés futures.
Vieillissement de la pierre en œuvre, par Philippe Bromblet, Ingénieur de recherche au Centre interrégional de conservation et restauration du patrimoine (CICRP)
La pierre mise en œuvre ou sculptée vieillit de manière progressive mais irréversible avec le temps. Cette évolution résulte de la combinaison de plusieurs facteurs : le matériau lui-même, son environnement et les actions volontaires ou non de l’homme. Selon les propriétés intrinsèques du matériau, son exposition aux conditions climatiques et à la pollution atmosphérique, sa position architecturale, certains agents tel que l’eau, les sels solubles, les micro-organismes, les surcharges modifient plus ou moins superficiellement les propriétés du matériau. Sous certaines conditions défavorables, cette évolution superficielle peut conduire à des formes d’altération variées. L’étude des altérations (description et analyses) permet d’en déterminer les mécanismes et les origines pour pouvoir intervenir en conservation/restauration de manière plus efficace.
Protection et conservation du bâti en pierre, par Lise Leroux, Ingénieur de recherche au Laboratoire de recherche des monuments historiques (LRMH)
Des traitements de consolidation et de protection ont été développés pour la conservation de la pierre en œuvre. Les traitements de consolidation ont pour objectif de redonner à la pierre dégradée une cohésion acceptable. Les traitements de protection hydrofuge permettent de protéger la pierre des effets de l’eau (pluie, ruissellement…) qui a tendance à altérer la pierre, à transporter en son sein des sels solubles néfastes et à favoriser le développement de microorganismes et des plantes. Les produits actuellement recommandés ont été conçus pour éviter les inconvénients rencontrés avec les traitements anciens (silicatisation). Ils doivent répondre à certaines exigences en matière de performance et présentent quelques contre-indications qu’il est bon de connaître.
Les débats ont été très animés et bon nombre du public a pu intervenir, apporter ses commentaires et poser ses questions.
Les auteurs du livre ont été largement salués et remerciés par Gilles Martinet pour l’exemplarité de la démarche collective, pour l’apport et le partage du savoir reporté dans le livre, pour la qualité du résultat final et, aussi et ce n’est pas rien, pour la cession de tous les droits et des retombées financières de la vente de l’ouvrage au profit unique de la commission Pierre Durabilité du CEFRACOR.
Les Rencontres se sont terminées par un cocktail agréable et de qualité. Merci une nouvelle fois au SNROC pour cet accueil.
IV) Les congrès à ne pas manquer en 2010
29 mars 2010 - Paris
Journée Technique Internationale ICOMOS sur le "Dessalement des matériaux poreux".
Téléchargez le programme.
2 avril 2010 – Orléans
ConserBati2010 : Colloque national sur la conservation du Patrimoine Bâti.
voir le site : www.univ.orleans.fr/conserbati2010
28/30 avril 2010 – La Rochelle
MEDACHS 10 - 2nd International Conference Marine Environment Damage to coastal and historical structures – Mechanisms of degradation – Durability – Diagnostic - Maintenance and Rehabilitation.
voir le site :
http://medachs.univ-lr.fr – email : medachs10@univ-lr.fr
20/23 septembre 2010 – Arles
TECHA 2010 – 2ème édition de journées conférences, ateliers, salon, rencontres biseness suite à TECHA 2008 qui a eu lieu à Rome (250 participants européens). Ce forum international est consacré à l’innovation au service du patrimoine. Il est organisé par le réseau Med2Europe et le Pôle Industries Culturelles & Patrimoines (http://www.industries-culturelles-patrimoines.fr
22/24 septembre 2010 - Prague : Congrès Rilem TC 203-RHM Repair mortars for historic masonry. Final workshop.
- Téléchargez la présentation.
18/22 octobre 2010 – Nantes
MATERIAUX 2010
voir le site : www.materiaux2010.net
Trois points importants :
1. le colloque numéro 6 "Surfaces et interfaces", comportera, comme cela est rappelé dans la présentation, une session plus spécifiquement centrée sur les analyses par microfaisceaux et l'imagerie, en particulier sur les matériaux du patrimoine culturel et artistique. Vous êtes invités à participer à cette session, pour assurer le même succès que la session équivalente au congrès Matériaux 2006.
2. nous allons nous efforcer de mettre en place une possibilité de publication des contributions dans une revue internationale, en sus du DVD du congrès.
3. la date limite de remise des résumés est le 15 février 2010.
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